Le prince saoudien a été invité aux funérailles de la reine. Les militants des droits de l'homme sont scandalisés

Le prince saoudien a été invité aux funérailles de la reine. Les militants des droits de l'homme sont scandalisés

17.09.2022 0 Par admin
  • Frank Gardner
  • Correspondant de sécurité de la BBC

La reine rencontre Mohammed Bin Salman

Crédit photo : Getty Images

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La reine et Mohammed bin Salman se sont rencontrés en 2018, avant l’assassinat de Jamal Khashoggi

Le prince héritier et souverain de facto d’Arabie saoudite, Mohammed bin Salman, a reçu une invitation à assister aux funérailles de la reine Elizabeth II lundi. Cette décision de la Grande-Bretagne a provoqué une vague de protestations de la part des militants des droits de l’homme.

Selon les services de renseignement américains, le prince a personnellement autorisé le meurtre du journaliste d’opposition saoudien Jamal Khashoggi au consulat saoudien à Istanbul en 2018.

Mohammed ben Salmane et son gouvernement ont nié cela, mais le prince était considéré comme un paria en Occident et n’est plus au Royaume-Uni depuis.

Un responsable de l’ambassade saoudienne a confirmé que le prince se rendrait à Londres ce week-end, mais il n’était pas clair s’il assisterait aux funérailles de lundi.

Hatice Cengiz, l’épouse du journaliste saoudien assassiné, a déclaré que cette invitation avait terni la mémoire de la reine Elizabeth II. Elle a appelé à l’arrestation du prince héritier à son arrivée à Londres, bien qu’elle doute que cela se produise.

La Campagne contre le commerce des armes (CAAT), basée au Royaume-Uni, a accusé l’Arabie saoudite et d’autres monarchies du Golfe d’utiliser les funérailles de la reine comme un moyen de « blanchir » les graves violations des droits de l’homme dans leurs pays.

L’organisation estime que depuis le début de la guerre au Yémen il y a huit ans, la Grande-Bretagne a vendu pour plus de 23 milliards de dollars d’armes à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite qui y combat.

L’Arabie saoudite, malgré de vives critiques à son égard dans le domaine des droits de l’homme, reste un allié fidèle de la Grande-Bretagne dans le golfe Persique, où l’Occident la considère comme une défense contre l’expansionnisme iranien agressif.

Il achète des armes occidentales, embauche des milliers de travailleurs étrangers, accueille le pèlerinage annuel dans la ville sainte musulmane de La Mecque et aide à stabiliser les prix du pétrole.

Tout cela explique en partie pourquoi la critique internationale du prince héritier a été largement étouffée.

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