Le nombre de morts à Gaza augmente, le deuxième commandant du "Djihad islamique" a été tué

Le nombre de morts à Gaza augmente, le deuxième commandant du "Djihad islamique" a été tué

07.08.2022 0 Par admin
  • Yolanda Knell, Jérusalem, et Elsa Maishman, Londres
  • nouvelles de la BBC

Des flammes et une fumée noire s'élèvent d'une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza

Crédit photo : Reuters

Les sirènes des raids aériens retentissent en Israël pour le troisième jour consécutif. Les bombardements depuis Gaza, qui ont commencé vendredi après le meurtre d’un haut responsable du Jihad islamique, se sont poursuivis samedi, tout comme les frappes aériennes israéliennes sur des cibles à Gaza.

Israël a tué le deuxième militant et chef du « Jihad islamique » palestinien, le nombre de morts dans les frappes aériennes à Gaza ne cesse d’augmenter.

Parmi les 32 morts palestiniens figurent six enfants et plusieurs militants du « Jihad islamique palestinien », dont les dirigeants Khaled Mansour et Taysir Jabari.

Près de 600 roquettes palestiniennes ont été tirées sur Israël depuis vendredi, a déclaré un responsable israélien.

Israël dit avoir lancé l’opération en raison d’une « menace imminente » du « Djihad islamique palestinien ».

La dernière flambée de conflit est la plus grave entre Israël et Gaza depuis un conflit de 11 jours en mai 2021 qui a fait plus de 200 morts palestiniens et une douzaine d’Israéliens.

L’armée israélienne prévient que cette dernière opération, baptisée « Dawn », pourrait durer une semaine.

Dimanche, des roquettes palestiniennes tirées depuis la bande de Gaza ont touché Jérusalem pour la première fois depuis le conflit de 2021.

Les attaques ont eu lieu après qu’Israël a tué le chef du Jihad islamique Khaled Mansour lors d’une frappe aérienne sur une maison du camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de Gaza.

Le commandant avait auparavant survécu à cinq tentatives d’assassinat par l’armée israélienne, qui l’accusait de planifier des opérations militaires depuis Gaza.

En plus des frappes aériennes à Gaza, où Israël affirme que les cibles sont un réseau de tunnels du Jihad islamique, les raids et les arrestations se poursuivent en Cisjordanie occupée. Selon Israël, des dizaines de membres du « Jihad islamique » ont été arrêtés.

Le ministère de la Santé de Gaza a blâmé Israël pour la mort de Palestiniens et plus de 200 blessés.

Israël a accusé les militants du Jihad islamique d’avoir causé la mort d’au moins certaines de ces personnes. Les autorités israéliennes affirment que le groupe a tiré samedi une roquette perdue qui a tué plusieurs enfants à Jabalia, dans la bande de Gaza. La BBC n’a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante cette affirmation.

Position du « Hamas »

Jusqu’à présent, le Hamas, le plus grand groupe militant de la région, dont l’idéologie est similaire à celle du Jihad islamique et qui se coordonne souvent avec lui, n’a pas tiré son important arsenal de missiles.

En conséquence, il n’y a aucun rapport de frappes aériennes israéliennes contre le Hamas, ce qui indiquerait une escalade de la violence.

Le « Hamas » a publié des déclarations dures, affirmant que les « groupes de résistance » sont unis dans leurs activités. Mais puisqu’il dirige Gaza, il a ses propres considérations pratiques qui pourraient empêcher le groupe d’intervenir dans le conflit.

Cependant, les calculs du Hamas peuvent changer si, par exemple, le nombre de victimes civiles à Gaza augmente rapidement.

Si le groupe décide de rejoindre les hostilités, leur intensité augmentera considérablement.

La situation humanitaire dans le territoire palestinien est de plus en plus préoccupante. Israël a fermé le point de passage avec Gaza la semaine dernière par crainte que le Jihad islamique ne riposte à l’arrestation de l’un de ses dirigeants dans le nord de la Cisjordanie.

Samedi, la seule centrale électrique de Gaza a fermé parce qu’elle n’était pas alimentée en carburant, a déclaré un porte-parole de la compagnie d’électricité.

Le département d’État américain a exhorté toutes les parties à éviter une nouvelle escalade. L’agence a réaffirmé son soutien au droit d’Israël à l’autodéfense, tout en notant les inquiétudes des États-Unis concernant les informations faisant état de victimes civiles, a rapporté Reuters.

Espérant empêcher de nouvelles violences, l’Égypte a également servi de médiateur entre les deux parties et aurait envoyé samedi une délégation de responsables en Israël.

Crédit photo : Getty Images

Légende des photos,

Fumée au sud de la bande de Gaza après une frappe aérienne israélienne

La dernière escalade du conflit est survenue après l’arrestation lundi soir par Israël de Bassem Saadi, qui aurait été le chef du Jihad islamique en Cisjordanie.

Il a été détenu dans la région de Jénine lors d’une série d’arrestations à la suite d’attaques par des Arabes et des Palestiniens israéliens qui ont tué 17 Israéliens et deux Ukrainiens.

Le Jihad islamique palestinien est l’un des groupes militants les plus puissants opérant à Gaza. Ils sont soutenus par l’Iran et ont leur quartier général à Damas, la capitale syrienne.

Le groupe est responsable de nombreuses attaques contre Israël, notamment des tirs de roquettes et des fusillades.

En novembre 2019, un conflit de cinq jours entre Israël et le Jihad islamique palestinien s’est poursuivi après qu’Israël a tué le commandant du groupe, qui, selon Israël, planifiait l’attaque.

À la suite du conflit, 34 Palestiniens ont été tués et 111 blessés, et plus de 60 Israéliens ont nécessité des soins médicaux.

Israël a déclaré que 25 des Palestiniens morts étaient des militants, dont certains se préparaient à lancer des roquettes.

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