Les États-Unis donneront à l'Ukraine des systèmes de missiles à longue portée HIMARS, mais demanderont de ne pas tirer sur la Russie

Les États-Unis donneront à l'Ukraine des systèmes de missiles à longue portée HIMARS, mais demanderont de ne pas tirer sur la Russie

01.06.2022 0 Par admin

HIMARS

Photo par Getty Images

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Les munitions standard du système de tir de volée HIMARS se composent de six roquettes ou d’un missile opérationnel-tactique

Les États-Unis fourniront à l’Ukraine des lance-grenades propulsés par fusée plus avancés, plus précis et à longue portée que ceux utilisés en Ukraine par l’armée russe. Cependant, l’administration Biden affirme qu’elles n’affecteront pas les territoires russes des forces armées.

Dans une tribune publiée dans le New York Times, le président Joe Biden a précisé ses propos selon lesquels les États-Unis ne fourniront pas à l’Ukraine des missiles qui « peuvent frapper la Russie ». Depuis lundi, lorsque le président a prononcé cette phrase, les observateurs se demandent de quels systèmes de missiles et munitions il s’agit.

Biden écrit que les forces armées, selon sa décision, fourniront « plus de systèmes de missiles de haute technologie qui leur permettront d’atteindre avec plus de précision des cibles clés sur le champ de bataille en Ukraine ».

Selon des sources anonymes dans les médias mondiaux du gouvernement américain, qui ont commencé à commenter après la publication de la colonne présidentielle, il s’agit d’un petit nombre de véhicules équipés de missiles à moyenne portée.

Selon une source du Washington Post , il s’agit d’un système de missile anti-aérien mobile HIMARS avec des munitions d’une portée allant jusqu’à 70 km. Il y a des spéculations sur la livraison de missiles GMLRS. Une source de l’AFP a indiqué que la portée était de 80 km.

Plusieurs hauts responsables ont confirmé au journal sous couvert d’anonymat que la partie ukrainienne avait assuré qu’elle ne tirerait pas sur les territoires russes. C’est ce qu’ont indiqué des sources de l’AFP.

Les systèmes HIMARS, selon le gouvernement américain, devraient aider les forces armées à vaincre l’artillerie russe, et dans des conditions urbaines, par exemple à Severodonetsk, les missiles peuvent être utilisés pour des frappes précises sur la main-d’œuvre.

Photo de Defense.gov

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HIMARS avec missile balistique ATACMS

On ne sait pas exactement combien de voitures les États-Unis enverront en Ukraine, mais des sources du Washington Post disent « un petit nombre ». Les experts militaires soulignent que l’armée russe est de loin supérieure à l’armée ukrainienne en nombre d’armes d’artillerie, bien qu’elles soient inférieures à celles occidentales dans leurs caractéristiques.

Les munitions pour RZSO américain sont divisées en trois types avec une gamme de destruction différente. Le premier est le missile M26 avec une portée maximale de 32 kilomètres ou sa version moderne améliorée M26A1 avec une portée allant jusqu’à 45 kilomètres. Six de ces missiles peuvent être placés dans le conteneur de lancement.

Photo prise par le Sgt. James Hobbs / (Defense.gov

La deuxième munition est un missile guidé GMLRS d’une portée allant jusqu’à 70 km. Enfin, au lieu du conteneur habituel de six missiles, l’une des deux unités peut accueillir un missile tactique ATACMS d’une portée de 300 kilomètres. Selon des observateurs, l’Ukraine ne recevra pas encore ce dernier type de munitions.

L’annonce officielle sera faite mercredi, a indiqué la source. Il leur faudra environ deux semaines pour les utiliser sur le champ de bataille – les artilleurs ukrainiens n’ont pas encore appris à les utiliser.

Les systèmes de missiles HIMARS font partie d’un programme d’aide militaire de 700 millions de dollars à l’Ukraine qui comprend également des hélicoptères, des systèmes de missiles antichars Javelin et d’autres équipements.

Des systèmes HIMARS américains existent déjà en Europe, notamment, ils sont en service dans les armées de Pologne et de Roumanie.

Dans sa chronique, Joe Biden a souligné que les États-Unis ne veulent pas de guerre entre l’OTAN et la Russie et ne participeront pas directement au conflit ukrainien à moins qu’eux-mêmes ou leurs alliés ne soient attaqués.

« Nous n’appelons pas l’Ukraine à frapper hors de ses frontières et nous ne lui donnons pas une telle opportunité avec nos décisions. Nous ne voulons pas continuer la guerre juste pour nuire à la Russie », a écrit le président américain.

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